Top 5 : denim
Trouver le jean ultime est une quête interminable vouée à l’échec. En partant de ce postulat difficile (mais réaliste), je vais quand même essayer de vous expliquer pourquoi j’aime certains fabricants de denim plus que d’autres.
Levi’s
A tout seigneur, tout honneur. Levi’s est LA marque de jean par excellence. Pendant de nombreuses années, je n’ai eu d’yeux que pour la manufacture au Red Tab. Je me souviens encore de mes virées aux puces de Cli-an-court pour acheter des 501 moins chers qu’à Châtelet.
A l’époque, je n’étais pas très exigeant et je ne m’intéressais pas vraiment à la provenance de la toile ou aux techniques de délavages. Si ça se trouve, j’ai porté des faux Levi’s pendant des années sans le savoir…
Aujourd’hui, je ne mets pas mes jambes dans n’importe quoi. A croire que Levi’s l’a bien compris avec sa gamme LVC (pour Levi’s Vintage Clothing) qui rend hommage à l’immense héritage de la marque et qui sort chaque saison des pièces magnifiques à des prix délirants.
Jusqu’en 2009 ou 2010, les jeans LVC était forcément made in USA et fabriqués avec les plus belles toiles japonaises. Aujourd’hui, la qualité a considérablement baissé et j’hallucine de voir du made in Turkey à 180 ou 200 Euros. Les pièces fabriquées dans la célèbre usine de Cone Mills (USA) relèvent le niveau mais cela implique de vérifier l’origine de chaque série avant de se décider ce qui n’est pas forcément évident.
La distribution est aussi beaucoup moins sélective aujourd’hui ce qui fait perdre à LVC son côté exclusif (c’est mon côté snob). Mais malgré cela, mes Levi’s gardent une place spéciale dans mon coeur de denim-addict.
Edwin
Edwin est une marque plus contemporaine (fondée en 1969) qui est assez emblématique de la prise de pouvoir des japonais sur le savoir faire en matière de denim. Parce que oui, Edwin est une vénérable institution nippone qui a su se faire une place de choix dans le coeur des amateurs de jean ces dernières années.
Pourquoi ? Parce que les jeans Edwin sont moins chers que les LVC, Lee ou autre Wrangler hauts de gamme, parce que la qualité est fantastique (made in Japan) et parce que les finitions sont excellentes (le rainbow selvedge notamment).
En outre, les jeans Edwin vieillissent très bien et deviennent magnifiques si vous prenez le temps de les délaver naturellement. Cela implique de les nettoyer à sec pendant les premiers mois et de ne surtout jamais les passer en machine et encore moins au sèche linge. Déconnez pas les mecs. Vraiment. Et ça vaut pour toutes les marques.
Perso, je pars du principe qu’un jean ne se lave pas, il se change. Je sais, c’est dégueulasse de se trimbaler avec une sape qui n’a pas vu la couleur d’une lessive ou même d’une goutte d’eau pendant 6 mois mais je m’en fous, j’assume.
A.P.C
A.P.C est un label français qui fête ses 25 ans cette année. Marque préférée des bobos parisiens qui apprécient sa simplicité et sa sobriété, l’Atelier de Production et de Création fondé en 1987 par Jean Touitou (son nom est mignon et rigolo hein ?) fait aussi du jean et (hélas) augmente ses prix en même temps que la qualité baisse.
Il n’y a pas si longtemps, un jean A.P.C selvedge (donc fabriqué avec une toile issue de métiers à tisser à l’ancienne) coûtait moins de 100 Euros. Aujourd’hui, une paire fabriquée en Tunisie vous coûtera 135 Euros…
En revanche, les coupes sont toujours aussi cools et l’absence totale de logo (pas d’étiquette ni de couture sur les poches arrières) permettent à ces jeans de se différencier des autres et de rester intemporels et indémodables. Et puis merde, c’est une marque française.
A noter que A.P.C propose depuis quelques temps un système de « recyclage » de jean pas trop con : vous ramenez votre vieux denim A.P.C troué et tâché dans une boutique de la marque et vous obtenez 50% de réduction sur un jean neuf. Ensuite, votre vieillerie est remise en état par les petites mains de l’atelier et revendue (plus cher qu’un modèle neuf !) dans la gamme A.P.C Butler Series.
En ce qui me concerne, hors de question que je refile un denim que j’ai fait vieillir pendant des mois ou des années. C’est justement tout l’intérêt d’acheter un jean brut et de l’user soi même pour lui donner une patine unique. Comme dirait l’autre, chaque jean a une histoire.
Uniqlo (Made in Japan)
Vous l’aurez compris, j’ai une affection particulière pour les toiles japonaises. Tout bon « denimologue » (certains amis de Twitter se reconnaîtront #BGA) vous le dira, ce sont les plus nobles, les plus belles et celles qui vieillissent le mieux. Et dans cette catégorie, difficile de lutter contre la gamme de denims Uniqlo Made in Japan.
Alors attention, je ne parle pas de TOUS les jeans Uniqlo. Loin de la. L’immense majorité des denims que vous trouverez à la boutique d’Opéra est du même tonneau que les saloperies vendues chez H&M ou Zara. En revanche, les quelques pièces arborant fièrement l’indication « All Made in Japan » méritent toute votre attention.
Comme son nom l’indique, ces pantalons (généralement en toile brute) sont fabriqués au Japon avec tout le soin et le niveau de finition que cela implique.
Résultat, pour 89 Euros, vous avez un jean selvedge (en attestent les liserés rouges sur la couture intérieure) de très bonne qualité sans aucun branding ni indication sur sa provenance. Bien malin celui qui pourra différencier un A.P.C d’un Uniqlo MIJ. Bref, voici le bon plan de ce billet tahu.
Bleu de Paname
Et je termine par la marque qui monte et qui – je lui souhaite très fort – viendra concurrencer un jour les mastodontes cités plus haut. Bleu de Paname est née en 2008 et prend ses racines dans la culture populaire de la capitale (Ô ville lumière…).
Moi aussi, je suis né à Paris. Moi aussi, je suis fier de ma ville et de sa culture. Et moi aussi, j’aime le denim. Il était donc évident que je tombe sous le charme de BDP qui, en plus, a été co-fondé par un pote (Big up TG).
Si Bleu de Paname fait aujourd’hui des pièces (chemises, parkas, down jacket…) dans des matériaux divers et variés (moleskine, canvas, cuir…), son essence vient du denim et de ses dérivés.
Son jean « carotte » était un classique que la marque a renouvelé chaque saison pendant plusieurs année grâce à des détails bien sentis (empiècement camouflage, vichy ou en daim).
Nul doute qu’il reviendra un jour au sein d’une de leur collection. En attendant, n’oubliez pas la sortie de la collab BDP x Oxmo Puccino programmée pour le 20 octobre dont je vous ai déjà parlé sur le blog.











Superbe article ! (Sacré taf d’investigation !)
Perso, je ne porte que des Levi’s. J’ai fait mon stock aux states (Chaque année j’en prend plusieurs : Moins cher et plus de choix)
Mais tu m’as donné envie de tester un Uniqlo…
En espérant qu’ils ont toute les tailles ^^
Génial cet article, moi qui ne porte jamais de jean, tu m as donne envie d investir
Protip pour les Edwin pour les conserver et éviter qu’ils sentent la mort :
Il faut les aérer à l’envers et éviter de les porter lors des longues journées d’été (sans quoi vous allez être en nage)
Enfin pour les Edwin, je ne saurais vous recommander les Edwin Nashville rainbow selvage ou red selvage (mon préféré) qu’il faut prendre pile à sa taille (quand vous l’essayer seulement votre index doit pouvoir passer au niveau des hanches). La toile japonaise se détend et épouse la forme de votre corps (sans en faire un slim ou un semi slim, en outre ils ont deux gammes dédiées pour ça). Ce qui fait qu’au fur et à mesure le jean devient unique de par son délavage naturel (si bien entretenu) mais aussi de par sa forme…
Merci Mr Nassar ! Bon week end a vous ! Equipe BDP
Merci pour cet excellent article !
Pour ma part, le jean Levi’s reste le jean de prédilection. Sa qualité de finition et sa longévité m’ont toujours rendu amoureux. Puis je n’ai jamais été aussi à l’aise dans un Levi’s que dans un autre jean.
Merci pour les astuces.
Au final c’est une « bataille » JPN vs FR
good
j’aime bien aussi en denim japonais samurai denim et pure blue japan( xx-013)
et EVISU alors niveau demin selvedge i sont quand meme loin mois perso jler met dans mon top 5 a l’aise